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La littérature Française tourne le dos à son époque, sacrifie une génération de lecteur au risque de tuer la pensée??

Que font nos grands écrivains contemporains ? Où sont les jeunes auteurs de talent ?
Notre époque littéraire est en voie de désertification.
J’aime lire et même si je n’ai plus, depuis longtemps, vingt ans, je suis passionné par l’époque que nous vivons et par les problèmes que doivent affronter les jeunes de notre temps. Or je ne trouve pratiquement (à l’exception des polars) aucun roman véritablement contemporain. Les grands auteurs s’intéressent soit à leur jeunesse des années cinquante, à la rigueur soixante, ou encore à leur problèmes post ménopausés comme l’admirable « exit le fantôme » de l’américain Philippe Roth qui ose, à travers son incontinence de vieillard, garder une certaine modernité.
Ils écrivent exclusivement pour un lectorat, hélas très majoritaire, de quinqua et plus.
On dit que les jeunes ne lisent pas. Quelque part, je peux les comprendre. Ils ne trouvent pas dans notre littérature l’univers qui est le leur.
Alors ils se réfugient dans le fantastique, la B.D. ou encore le polar (toujours et heureusement lui). Ils perdent le goût de lire et par contre coup, les grands éditeurs boudent ce que l’on appelle les jeunes adultes (les 18-35ans).
Accepter de zapper une, voire deux, générations de lecteurs potentiels est pour moi quasiment un crime intellectuel.
C’est dans cette fourchette d’âge que naissent les grandes idées, les indignations, la pensée qui va construire notre monde futur.
Je me souviens d’Albert camus. Un auteur résolument contemporain. Il a osé écrire : je n’aime pas ma mère. Ce qui, à son époque, pouvait être considéré comme une pensée inadmissible.
Mais c’est ainsi qu’il posait la première pierre d’une révolte contre l’ordre établi, une réponse à l’absurdité de la condition humaine et « alors naît la joie étrange qui aide à vivre et mourir »

Je me souviens encore de la littérature dite « Beat » des Kérouac, Burrough, Castaneda, Timothy Leary…
De An Scott pour « Poussière d’Ange »
De Simon Liberati pour « Anthologie des Apparition »
Paquita paquin pour « 20 ans sans dormir »
De charles Duchaussois pour « Flash »…

Où sont les nouveaux auteurs pour prendre la relève de :

Albert Camus ( « L’homme révolté » On dirait aujourd’hui, Indigné.)
Simone de beauvoir
Francoise Sagan
Boris Vian
Alberto Moravia
Antoine Blondin
Romain Gary
Athony Burgess
William Faulkner
Michel Tournier
Et tant d’autres résolument dans une écriture au coeur de leur époque.

Les romans publiés par les grands éditeurs sont vieillots, politiquement corrects, désuets, élitistes, parisiens et fades.
Leurs personnages ne vivent pas avec un portable ou un ordinateur. Ils ne sont pas sur face book, ne s’envoient pas de SMS… Ils ne sont pas confrontés au monde virtuel, au stress de l’emploi, à la mondialisation, à l’écologie, à la domination des pouvoirs financiers… Ils n’habitent jamais en banlieue, ne fument jamais un pétard, ne se saoulent plus joyeusement, ne connaissent pas les rêves parties, n’écoutent pas de musique, ne subissent pas le dictat du tout va bien et du paraître…

Seraient-ils aussi inintéressants que cela ?

Chômage en France

Le plein emploi est-il possible en France ?

A l’heure actuelle et sous nos régimes politiques, c’est évidemment une douce utopie.

Mais commençons par reposer la question autrement :

Combien coûte le chômage ?

C’est, croyez-moi, l’un des secrets les mieux gardés.

Vous passez deux heures sur Google, faites de nombreuses recherches dans des revues spécialisées en économie (et, en générale, étrangères) et avec un peu de chance vous vous approchez d’une effarante réalité.

A ce jour, nous passons officiellement la barre des 10% de chômeurs.

Ne sont pas pris en compte dans ce chiffre :

- Les demandeurs d’emploi de plus de cinquante ans et dispensés (quasiment de force, j’en ai fait la triste expérience) de recherche d’emploi

- Les non indemnisés par l’UNEDIC

- Les fins de droits.

- Les travailleurs à temps partiel

Et cerise sur le gâteau :             les 1.200.000 Rmistes.

Les plus grands spécialistes en la matière s’accordent à dire qu’il faut presque doubler le chiffre officiel pour s’approcher de la réalité soit :

Officieusement :         20% de chômeurs en France

Evidemment cela a un coût.

Là encore, silence radio dans les ministères qui nous doivent pourtant une absolue transparence sur les comptes publics et rares sont les journalistes courageux qui s’y collent.

Heureusement qu’il reste d’obscures thèses de chercheurs qui aboutissent aux mêmes conclusions.

Pour l’état Français la dépense officielle dépasse en 2010 les 400 millions d’euros

Mais…. Oui, il y a un gros mais… Ne sont pas pris en compte :

- Le coût de la politique d’emploi

- Les mesures financières du chômage

- Le coût pour la sécurité sociale

- Les indemnités Unedic

- Le chômage partiel

- Le Rmi…

- Et bien d’autres broutilles qui défileraient tristement sur quelques pages..

Alors, on additionne le tout et l’on  trouve un chiffre repris couramment par la presse étrangère (Allemande, Suisse, Italienne, Espagnole par exemple) de :

1200 milliards d’Euros  !!!!!!!!!!

Je comprends mieux maintenant pourquoi certains, en général ceux qui ont du travail, en majorité ceux qui travaillent à leur compte ou qui sont fonctionnaires, crient au scandale sur nos dépenses publiques à l’égard de ces « j’en foutre » qui feraient mieux de se lever plus tôt le matin,  de se prendre par la main, etc.Vous connaissez le refrain.

C’est sûr, l’addition est salée. C’est le moins que l’on puisse dire.

Hélas, dans ce domaine les perspectives sont loin d’être bonnes

Vous connaissez  ou présentez tous les dangers de la mondialisation sur l’emploi en France.

Délocalisation, achats de biens manufacturés à un prix de travail horaire qui frise l’esclavagisme social et quoiqu’il en soit destructeur d’emploi en France.

En 2008 : Près de 250.000 emplois ont été détruits en France  (sans tenir compte des réductions d’embauche de fonctionnaires

En 2009 : Près de 300.000 emplois ont été détruits en France (sans tenir compte des réductions d’embauche de fonctionnaires)

Et cela augmente tous les ans d’une façon exponentielle

Chiffre officiel (et très facile à trouver) sur la création d’emploi en 2010 :

Création d’emplois en 2010 : On devrait atteindre les 70.000 postes

Créations d’emplois en 2009 : Près de 70.000 postes

Vous le voyez, on est loin de l’équilibre.

Quand on sait qu’il est généralement acquis que le progrès est réducteur d’emploi

Que la course à la consommation -la base, le credo de notre économie- est vouée à la chute libre, conséquence d’une baisse du pouvoir d’achat essentiellement provoquée par la hausse inévitable des matières premières etc….

On peut s’attendre à un taux minimum de chômage de 30% dans les quinze années à venir.

Cela deviendrait insupportable pour une société comme la nôtre. L’atmosphère aurait une odeur de soufre, de révolution à l’image de l’Afrique du Nord ces temps-ci.

Mais tous comme nos voisins de l’autre côté de la méditerranée, a quoi bon s’étriper pour du travail quand il n’y en a pas. (Ils peuvent s’attendre à des lendemains qui déchantent). La liberté, c’est une bonne chose, mais le ventre vide…

Alors que faire ?

Il me semble qu’il n’y ait qu’une solution à ce terrible problème

Ne rêvons pas. Cessons cette absurde politique de l’autruche, ce : « Après-moi le déluge »

Nous ne parviendrons jamais à créer les 4 millions d’emplois supplémentaires (7 millions dans dix ans) dont aura besoin la France

Notre politique démographique dont on ose se glorifier alors qu’elle est catastrophique n’est pas pour arranger les choses. Que ferons-nous de ces dizaines de millions de Français en plus si ce n’est encore plus de chômeurs.

Quand on ne peut augmenter l’emploi : On le partage.

Et sans timidité. Les 35 heures étaient une idée fantastique mais oh combien peu efficace. C’est ni chien ni chat.

Soyons forts et courageux et décidons la semaine de 25h, semaine à mi-temps et dans tous les cas possibles doublons les emplois et donnons dix heures de bonus à nos employeurs.

Acceptons de gagner un peu moins pour un salaire pour tous (probablement 10% à 15% que l’on pourrait équilibrer en réduisant la folle échelle des salaires)

Acceptons quand cela est physiquement possible de travailler plus longtemps pour réduire le coût de la retraite. Sachant qu’à taux plein d’emploi, la masse des cotisations retraites serait plus importante (et à ce sujet, cessons de considérer qu’il est normal qu’un retraité paie au minimum 1500 euros par mois sa place dans une maison de retraite. C’est du vol absolu.)

De telles mesures relanceraient la consommation (celle des 5 millions de chômeurs et de Rmistes).

L’économie des 1200 milliards consacrée au chômage, les réductions du budget militaire (blog précédent), une meilleure gestion de la sécu (si, si, c’est possible, voir nos amis Alsacien ou le model Allemand), une réduction de notre démographie devraient compenser le coût d’une telle politique.

Il reste le très épineux problème de la mondialisation. De ces centaines de millions d’emplois qui se créent dans le monde…. J’ai ma petite idée là-dessus…

Je vous en parlerai une autre fois.

Comment  éponger la dette nationale française

On réduit le nombre des fonctionnaires. On augmente les impôts locaux. On gèle les petits salaires. On augmente la durée du travail et l’on repousse la retraite… Entre bien d’autres choses…. Pour économiser quelques malheureux petits milliards d’euros…

Alors que la véritable économie nous crève les yeux !!!!

Saviez-vous que le budget militaire français en 2009 est au 3e rang mondial avec, tenez-vous bien :

49 MILLIARDS D’EUROS

Et quelle ponction sur le budget national !!!

Chiffres 2009

Quand on sait que les Américains consacrent  à leur armée sur leurs rentrées fiscales :                                                                                                       17%

Les Russes                                                                                                     21%

Et les Français                                                                                             27%

Et ce n’est pas fini !!! La danseuse  est avide de jouets dont l’utilité de nos jours est plus que discutable

Quelques exemples à venir :

2010

Commande de 6 sous-marins nucléaires de type Barracuda :   11,6 milliards d’euros

Commande de 11 frégates lance-missiles                 :          10,5 milliards d’euros

Commande d’avions Rafale :                               40,690 milliards d’euros

Soit 142,3 millions d’euros l’avion

Ne parlons pas de sa maintenance et de sa longévité, ni bien sûr qu’à cette date nous n’avons pas réussi à en vendre un seul à l’étranger.

Osons évoquer le coût astronomique du porte-avions Charles De Gaulle : 4 milliards d’euros.

Budget largement dépassé par les erreurs à la construction… Et je n’ose vous dire que le coût journalier d’un tel mastodonte est évalué à 3 millions d’euros sans compter la solde de 2000 hommes à bord.

Bon ! Passons sur le reste… En nous disant que depuis 60 ans, aucune armée ne menace le territoire français et que l’on a quand même en valeur révisée dépensé en budget militaire près de 1500 milliards d’euros dont il ne reste que des carcasses à la casse, dont celle du Clemenceau qui m’a fait rire très, très, jaune.

Pensez-vous réellement qu’un pays puisse nous déclarer une guerre dans les années qui viennent ?

Pensez-vous réellement qu’un pays d’Europe puisse nous déclarer une guerre dans les années qui viennent ?

Non, évidemment. Consultez les rapports des experts à cet effet et vous verrez qu’à part une guerre dite économique ou des actions terroristes, nous ne risquons pas le moindre bombardement dans les décennies à venir.

Alors qu’attendons-nous pour :

Créer une armée européenne, voire, si l’on veut, la plus performante du monde, ce qui devrait réduire notre budget militaire national à 5 milliards d’euros. Soit :

Une économie annuelle de 45 milliards d’euros

Par les temps qui courent, ce n’est pas négligeable et la reconversion des  soldats démobilisés, des entreprises concernées sont quantités négligeables par rapport aux économies réalisées ;

Les petits salaires pourraient être augmentés ; cela relancerait la consommation, reste le problème de l’emploi… J’ai une idée… Prochaine chronique….

Bon, moi je suis de l’école du rugby. Pour le foot, je ne suis pas trop pour, sauf pour les coupes du monde. C’est un joli jeu et comment éviter pendant trois mois, au moins, les discussions sur le sujet. (Et j’adooore discuter et discutailler, diatriber, polémiquer … Bref je fais partie des gens qui prennent leur pied à essayer de refaire le monde… Quand vous voulez avec moi…)

Revenons au foot :

Ce qui me dérange en général, c’est qu’il véhicule (pour une minorité de personnes, je le concède) tout ce que je n’aime pas : l’agressivité, un certain irrespect, notamment vis-à-vis des décisions de l’arbitre, (ce qui n’est pas le cas au rugby), le fric, une montagne de fric (je l’aime mais quelque part il me fait peur…. Ah, si on n’en avait plus besoin !!!… Douce utopie, mais, ô combien intéressante ! Vous ne trouvez pas ? Shakespeare ne disait-il pas que nous sommes faits de la matière de nos rêves… C’est comme le sexe. On est nombreux à le désirer, à en rêver… Mais beaux ou riches sont les élus. La majorité mal baisée est injustement vue comme étant laide, mal habillée, un peu rapide ou raplapa (je rassure toutes mes groupies, je ne fais pas hélas partie de ces catégories)

Et oui, encore une parenthèse, me direz vous ! C’est mon toc. Je crois qu’un blog est un lieu d’écriture où l’on peut se lâcher, jouer du premier jet, laisser passer quelques fautes d’orthographe, un art brut en somme…Un espace de liberté et de spontanéité…La parenthèse est une solution de facilité, mais on y est si bien, comme calé entre deux oreillers…

La coupe du monde, on peut la percevoir comme une exception. Une communion à l’échelle planétaire. Pratiquement jamais de hooligans, une retenue exemplaire des joueurs, à une tête de Zidane près…. Chacun porte, fier et haut, l’étendard désuet de sa patrie, la messe est grandiose, les médias sortent le grand jeu, et de toute façon, y’a rien d’autre à se mettre sous la dent. Même l’incroyable pollution de BP, « Bien Pourri » « Bonne poubelle », passe en cinquième colonne, comme entre autres Gaza, le ghetto que l’on n’ose pas nommer ainsi.

Alors, puisque les news du 20h, quelles que soient les chaînes, consacrent au ballon rond 80% de leur temps, autant faire une exception et la suivre, se laisser porter par cette vague bleue totalement virtuelle.

Cette année, je n’y croyais pas trop, mais puisque l’on me disait que dos au mur, les Français sont les rois du rétablissement… Alors pourquoi pas ?

Quelle désillusion ! Non pas parce que nous avons mal joué, mais bien par notre comportement irrespectueux, perso, haineux, ordurier, clanique, faux cul et j’en passe.

Heureusement que l’on a perdu !… Mais je suis fou, moi. Je dis nous et on… Voila que je vais me comporter comme Roseline Bachelot et dire : Je suis désespéré…Allons, madame, gardez votre désespoir pour d’autres causes ! En ces temps d’inondations, d’infirmières-esclaves qui dépendent de votre ministère, il est d’autres mots pour critiquer un simple jeu et non : l’équipe de France de foot, ce n’est pas moi, ni nous, ni on… C’est une histoire de mauvais joueurs dans tous les sens du terme, pourris gâtés, … Allez ! Je vais finir par m’énerver…

Je vous laisse.. Il y’a un match sur la Trois…Il faut que je m’entraîne, à vouvouzeller et à crier : Allez le monde ! Ce monde qui n’est, hélas, pas du tout,le mien.