Comment et pourquoi les grandes fortunes doivent-elles échapper à l’impôt.

L’impôt responsable – L’impôt à la carte.

Défendre les grandes fortunes, ce n’est, a priori, pas mon genre…. Quoique !!! Nous sommes dans un système capitaliste qui par définition (du profit) engendre des grandes fortunes qui elles-mêmes font tourner le système (pour l’instant du moins). Les chinois l’ont bien compris et se payent le paradoxe d’un régime communiste -donc non capitaliste- qui laisse une minorité non négligeable de ses citoyens avoir accès à la grande fortune et à la capitalisation… la Chine, premier acheteur de Rolls Royce du monde… On croit rêver… Quand on connait leurs camps de travail où croupissent des centaines de milliers de pauvres chinois accusés de déviance à l’idéologie marxiste…
Revenons donc à nos chers et indispensables milliardaires. Pourquoi jeter l’anathème sur une catégorie de la population sans laquelle nous serions, dans le système actuel, incapable de commercer voire, ce qui est primordiale, d’exporter ? Pourquoi stresser ces pauvres richards au risque de les démoraliser et de les forcer à l’exile (Belgique, Suisse… Et autres terres d’accueil) pour en fin de compte nous laisser marie devant des usines fermées pour causes d’amour propre (et argent sale).
Non !!! Crions le haut et fort. Avalons nos couleuvres, soumettons nous à nos maîtres et respectueusement remercions les de leur génie en profit qui nous laisse encore des miettes à grappiller.
Ça c’est le pourquoi.
Quant au « comment » (les impôts)…. J’y viens.
A défaut de nouveaux emplois productifs, générateurs de croissance, devant un progrès réducteur d’emploi, une mondialisation qui bouleverse la donne des pays fondateurs du système capitaliste au risque de les entrainer dans une irréversible régression, nos états, faute d’argent et pour cause de dettes abyssales en sont réduits à taxer les grandes fortunes. Un effort solidaire… Une juste parité…. Etc… Admettons !
Si ça calme les chômeurs pour un temps, ça agace forcément les riches qui finissent par se demander à quoi bon exploiter son prochain pour se faire exploiter à son tour.
Alors, j’ai, pour ces gens-là, The solution :
L’impôt responsable et l’impôt à la carte.
Un milliardaire a droit à certains égards ; Souvent habitué à commander, à gérer, à être écouté, sollicité, flatté, encensé par son entourage… il faut absolument tenir compte du profil de la spécificité psychologique de ces contribuables avant de les faire cracher au bassinet. Qu’ils payent beaucoup d’impôts n’est malheureusement plus négociable. En revanche qu’on leur donne un regard, un choix sur leurs contributions me semble approprié.
C’est ce que j’appelle l’impôt responsable ou à la carte. Au menu de leurs contributions, ils pourraient réserver certaines sommes à certaines dépenses d’état. Laissons-les favoriser la recherche par exemple, le développement des universités ou l’aménagement du territoire…
Pour les gros donateurs, offrons leur des structures, des fondations (comme aux States, pays roi du système) à leurs noms. Flattons leur égo ; mobilisons bénévolement leur esprit d’entreprise ; donnons-leur l’illusion de maîtriser la dépense publique.
Un leurre tout cela ? Evidement…. Quoique…..
Maître corbeau…..
Signé le renard

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